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lucie rosset - biographie


« On ne voit bien qu’avec le cœur; l’essentiel est invisible pour les yeux. »
Antoine de Saint Exupéry



Lucie Rosset photographe ?

Lucie ne « fait » pas de photos. Elle rencontre. Elle ne traduit pas une émotion, elle la vit, simplement. Et la partage, généreusement. Ses photos sont ainsi, une conversation avec une inconnue en Bolivie, un chuchotement au Guatemala, une goutte de rosée posée sur une fougère, dans l’Oise. Chacune est un appel au dialogue, un essai, un roman, une histoire insolite racontée par un ami, un inconnu ou un pavé qui a certainement connu le pied d’Hugues Capet.

Née à Saint Nazaire, sur la côte ouest de la France, en 1964, elle exprime très jeune son plus beau talent : le regard qu’elle porte aux autres, à la beauté du monde qui l’entoure. Quoi de plus naturel alors qu’orienter ses études vers les langues appliquées, un véhicule vers le dialogue et les rencontres. Briser les barrières. D’autres moyens d’expression s’imposent à elle. Le dessin d’abord, puis la photo qui devient, dès l’adolescence, son écriture privilégiée.

Lucie a la passion des gens normaux. Elle est captivée par les ressemblances. Un fond noir, des visages qui se détachent dans la lumière, elle témoigne de l’amour d’une famille, souligne la parenté d’un nez légèrement aquilin, d’une fossette creusée sur la joue d’un père et de son fils, d’un regard profond partagé par une grand-mère et sa petite fille. Elle conte les arbres généalogiques et peint d’un sourire la complicité des générations.

Elle tire de ses nombreux séjours ou voyages à l’étranger, Saint Domingue, Pays de Galles, Venezuela, Guatemala, Ecosse, Italie, République tchèque, Bolivie, des reportages, véritables carnets de voyage sur lesquels vivent des personnages qui ont accepté le dialogue avec un objectif invisible et imprimé une pellicule comme on laisse une trace dans la neige, spontanément.

Les photos de Lucie ne se regardent pas avec les yeux, mais avec le cœur.

Qu’elle développe elle-même ses épreuves en noir et blanc, ses « moments magiques », ou fasse danser les couleurs en argentique ou en numérique, ses cadrages, premiers plans, fonds, lignes de fuite laissent toujours percer la marque d’un vrai talent. Ils offrent aux conversations qui impriment la pellicule le cadre et l’humanité qui leur convient.

Cette passion, ce don, elle finit par les transformer en métier, en 2004, activité qu’elle cumule avec celle de mère de famille et l’éducation de quatre garçons. Ses expositions sont autant d’invitations au voyage renouvelées.

Un nouveau séjour s’annonce à l’étranger, au Mexique, à partir de l’été 2006. Les haciendas remplaceront vite les vieilles pierres de Picardie et les sombreros les chapeaux mous du dimanche.

Lucie n’a décidément pas fini de nous charmer sur cette terre des hommes qu’elle fait vivre en images.